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Articles

Johnny Winter - The Progressive Blues Experiment (1968/1969) REVUE

 "Le méconnu prodige du blues électrique texan Johnny Winter entre en scène !" "The Progressive Blues Experiment, issu entièrement d'une session live en studio, nous dévoile un trio révisant les standards du blues avec une spontanéité et verve sans précédents, entrecoupé de compositions originales pleines de hardiesse. Avant le succès de Stevie Ray Vaughan, s'initiait la ferveur de Johnny Winter." Illustration de la réédition américaine de 1969. Qui est responsable du maintien et du rafraichissement de la carrière du légendaire et charismatique Muddy Waters à la fin des seventies, puis au début des eighties, participant et produisant successivement les " Hard Again " (1977), " I'm Ready " (1978), et " King Bee " (1981) ? Qui est responsable du fleurissement de la scène blues électrique sudiste, texane, évoluant notamment en ce que les médias qualifieront de " southern rock ", en parallèle des Allman Brothers, et bi...

Stevie Ray Vaughan & Double Trouble - Soul to Soul (1985) REVUE

 "Stevie Ray Vaughan cimente sa position et son succès uniques au sein d'une décennie davantage tournée vers le hard rock, le punk rock, et la new wave".   "Après deux albums acclamés par tous, l 'égérie Stevie Ray Vaughan, accompagné de son "backing band" Double Trouble, réactualise une fois plus l'héritage de ses héros tels que Jimi Hendrix, et Albert King, et soutient avec passion la scène texane déjà dorée par les Johnny Winter et Freddie King. "Soul to Soul", album mésestimé ? Cela reste à voir..."     Au cours des eighties, le blues électrique, s'adaptant à ce qui constitue le squelette du rock, n'a hélas plus le même engouement qu'il y a dix ou vingt ans, comme on eut pu l'entendre à travers les anciens s'actualisant, tels que Muddy Waters, Willie Dixon, B.B. King, ou encore Freddie King, suivis par le british blues rock de Cream, John Mayall, et autres Rolling Stones. Bien qu'il n'ait évidemment pa...

TMA - Beach Party 2000 (1987) REVUE

  Illustration originale ; auteur inconnu. En cette seconde partie des eighties, le punk est largement devenu, pour une poignée de personnes tournés vers les sphères hardcore, un mode de vie, lequel se voit largement diversifier à l'aide de musiciens visionnaires au sein de la scène. Diverses expérimentations sont établies, au profit d'une génération désillusionnée, et prête à a affronter le désarroi de la société urbaine dans laquelle ils sont plongés. Un trait domine particulièrement le punk rock dans la seconde moitié des années 80 : l'incorporation d'influences provenant du heavy metal, ce dernier devenant de plus en plus populaire. Ailleurs, il s'adoucit et prend un visage plus personnel avec le bourgeonnement du rock alternatif : Husker Du, Sonic Youth, Black Flag, The Replacements... Pour beaucoup, le punk prend un coup dur à ce moment précis, avec la dissolution de Minutemen et SS Decontrol en 1985, Dead Kennedys et The Clash en 1986, puis The Damned, Black ...

Anti-Pasti - Four Sore Points.... (1980) REVUE

    Si le mythique Discharge, dont l'étendue de l'influence dépasse largement les bornes de son Angleterre natale, est considéré comme LE pionnier du punk hardcore au sein du "pays du thé" (lequel a ainsi fait fructifier le sens de l’ouïe autre que celui du goût, en sachant que la Grande-Bretagne a par le passé été injustement critiquée pour le "vide" de sa culture musicale...), il existe un petit groupe ayant manifesté, très peu de temps avant le " Realities of War " de la bande à Tezz et Bones (Discharge), un bouquet de titres sulfureux, et faisant le pont entre le punk rock plus classique et le hardcore ! Formé, tout comme son comparse cité plus haut, dans les Midlands du nord-est, et demeurant encore aujourd'hui seulement connu des aficionados du "rock de déchets", Anti-Pasti (vraisemblablement une référence au plat italien) a pourtant, au début des eighties, su se forger une place de choix dans le circuit du mouvement hérité des ...

Etran de l'Aïr - 100% Sahara Guitar (2024) REVUE

Jimi Hendrix et le Velvet Underground seraient-ils allés jusqu’aux confis des régions centrales du Sahara, devenant indirectement unes des figures de proue artistique d'un mouvement identitaire dont les traces remontent à plus d'un siècle ? Et bien oui ! Lui et ses prédécesseurs ont permis au peuple Touareg de retourner maintes fois le sable de leur territoire aux frontières plurielles. Pour résumer, l'histoire de cette ethnie berbère a été bouleversée par l'introduction et la fin de la colonisation française de l'Afrique, laquelle a provoqué son exclusion après son départ durant la seconde partie des années 50. En effet, la constitution des états post-coloniaux que sont le Mali, le Burkina Faso, l'Algérie, le Niger, et la Libye et l'indifférence face au sort des nomades touaregs à cheval entre tous ces pays, (qui désiraient également la naissance d'une nation organisée) vont alimenter chez ces derniers un sentiment de révolte permanent, émaillé par dive...

Mike Bloomfield / Al Kooper / Steve Stills - Super Session (1968) REVUE

  Photographie réalisée par Elliott Landy. A la fin des sixties, la culture blues, à l'origine noire, a largement été récupérée par les jeunes blancs, instrumentalisant notamment le cri de révolte et de consternation face aux évènements tragiques de l'après grande guerre, et de la contemporaine guerre du Vietnam. La scène blues de Chicago, une des premières a adopter l'amplification électrique à la fin des années 30, a été particulièrement influente, notamment par les efforts du célèbre Muddy Waters. Le passage de ce dernier au Royaume-Uni en 1958 va provoquer, par le biais du Skiffle déjà en vogue et d'Alexis Korner du Blues Incorporated, un raz-de-marée sans précédents, illustré par la formation des Rollings Stones, des Bluesbreakers, et des Yardbirds lesquels vont donner naissance à Cream, Jeff Beck Band, Fleetwood Mac, et Led Zeppelin (liste non exhaustive !).  Aux États-Unis, par les travaux de Willie Dixon pour Muddy Waters et Howlin' Wolf jusqu'à l'au...

U.X.A. - Illusions of Grandeur (1981) REVUE

  Photo par David Arnoff, le même ayant réalisé la photo du premier The Cramps ! Suivant le légendaire passage des Ramones en août 1976 (ainsi que par la présence des Runaways), la Californie développe une solide scène punk rock autour de San Francisco et Los Angeles, où est justement passé le quartette new-yorkais. La cité des anges abrite notamment The Zeros, The Weirdos, puis The Germs (dont le seul album a été produit par Joan Jett !), Black Flag, The Middle Class, et Circle Jerks, lesquels vont permettre l'établissement du punk hardcore. Plus au nord, San Francisco couve The Nuns, The Avengers, et, comme à Los Angeles, une scène hardcore va émerger grâce aux efforts des Dead Kennedys et MDC. L'activité féminine n'est pas en reste, puisque l'on a justement les chanteuses de The Nuns, The Avengers à San Francisco, et de The Bags et X à Los Angeles. A cette longue liste non-exhaustive s'ajoute U.X.A. (originaires de San Francisco, mais allant rapidement se relocal...