De gauche à droite, Tom Stephen, Jeff Healy, Joe Rockman. Depuis sa genèse, produite progressivement il y a plus de quatre siècles par les conditions de vie difficiles des esclaves africains, irlandais, et écossais, la philosophie du blues est bien souvent (mais pas exclusivement) associée aux tragédies de l'existence, telles que les sentiments d'exil, d'aliénation, d'errance, de chagrin, de préjudice, et d'engourdissement spirituel, animal, et corporel. Ces tragédies, parfois si cinglantes, offrent d'inexorables ressources immuables, situées au plus profond du cœur, pour quiconque parvient à les surmonter. En lui faisant face avec courage, exultation et endurance cordiale, la vie décèle son puits de lumière. Ces quelques lignes résonnent intensément, si l'on aborde la vie de Norman Jeffrey Healy, surnommé Jeff Healy. Selon l'histoire, ce canadien natif de Toronto, né le vendredi 25 mars 1966 a été abandonné par ses parents peu après sa naissance ! Orp...
De gauche à droite : Clive Bunker, Mick Abrahams, Ian Anderson (assis), Glenn Cornick. Si le génie précoce d'Ian Anderson s'est affiné au fil du temps, c'est partiellement du au fait que le destin l'a amené a favoriser un instrument encore peu usité dans le milieu du rock : la flûte traversière. Il est initialement entré en relation avec cette organe après l'avoir entendu dans les mains du jazzman visionnaire Rashaan Roland Kirk, ainsi qu'après avoir expérimenté une indifférence progressive de la guitare, laquelle ne lui octroierait qu'un anonymat supplémentaire, dominant progressivement le milieu musical populaire de son époque. De plus, en observant un talent comme celui d'Eric Clapton, il se fit à l'idée que s'il ne pouvait égaler ce dernier, il serait préférable de se tourner vers quelque chose de plus singulier. Bercé dans le jazz, c'est bien vers le blues, dont le lien avec le style issu de la Nouvelle-Orléans est évident, et dont l...