De gauche à droite : Clive Bunker, Mick Abrahams, Ian Anderson (assis), Glenn Cornick. Si le génie précoce d'Ian Anderson s'est affiné au fil du temps, c'est partiellement du au fait que le destin l'a amené a favoriser un instrument encore peu usité dans le milieu du rock : la flûte traversière. Il est initialement entré en relation avec cette organe après l'avoir entendu dans les mains du jazzman visionnaire Rashaan Roland Kirk, ainsi qu'après avoir expérimenté une indifférence progressive de la guitare, laquelle ne lui octroierait qu'un anonymat supplémentaire, dominant progressivement le milieu musical populaire de son époque. De plus, en observant un talent comme celui d'Eric Clapton, il se fit à l'idée que s'il ne pouvait égaler ce dernier, il serait préférable de se tourner vers quelque chose de plus singulier. Bercé dans le jazz, c'est bien vers le blues, dont le lien avec le style issu de la Nouvelle-Orléans est évident, et dont l...
A l'aube de la décennie rétrospectivement labellisée "ère de la contreculture hippie", le blues électrique pénètre les terres de l'autrefois dénommée Albion, notamment, dès 1958, par les efforts de Muddy Waters. Dès lors, outre les Rolling Stones, c'est surtout dans les rangs de deux groupes phares, The Yardbirds et The Bluesbreakers, que la crème du blues britannique va émerger. Ceux-ci ont intégré (liste non exhaustive) Jeff Beck, Eric Clapton, Jimmy Page, Peter Green, Mick Fleetwood, Mick Taylor, Andy Fraser, ou bien Jack Bruce. The Bluesbreakers, formé par le très regretté John Mayall, fut, en plus de s'incarner comme un admirable vivier passionnant du blues dans l'ancien empire colonial, est un tremplin crucial dans l'évolution de divers musiciens, dont beaucoup viennent d'être mentionnés. Fleetwood Mac, Led Zeppelin, Free, et bien sur les Rolling Stones vont connaître un fulgurant succès, mais d'autres comparses issus des mêmes cercles,...